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Les Pages de Clementia
25 février Discussion sur Lindsay lohan
Citer le message précédent Discussion sur Lindsay lohan 10 février Discussion sur HUMEUR DU 08-02-08 - PAR FRED
Citer HUMEUR DU 08-02-08 - PAR FRED 6 novembre Hymn to Love in Second LifeVoici la toute première vidéo que j'ai créée avec Windows Movie Maker. Une romance dans Second Life, et le célèbre Hymne à l'Amour d'Edith Piaf, en version anglaise.
21 décembre Un poème de Clementia : NoëlNoël
Noël ! Fête de la Lumière et de la Paix
Des bras ouverts, des temps venus,
Des yeux rieurs, des mains tendues ;
Les encens, les alléluias
Et tous ces cœurs emplis de joie
Construisent un monde d’harmonie à jamais.
Noël ! Au cœur des longues nuits de notre hiver
Sous le sapin, dans le berceau
Voici le plus beau des cadeaux :
L’enfant fragile et merveilleux
Qui nous fut envoyé par Dieu…
La Nativité donne l’espoir à la terre.
Noël ! Dans les grandes villes illuminées
Les petits chalets enchantés
Des typiques petits marchés
Offrent tant d’idées de cadeaux
Aux foules denses de badauds
Sous un ciel clignotant d’étoiles colorées.
Noël ! C’est aussi la confortable chaleur
Autour du verdoyant sapin
Et dans son magique parfum
La table mise, le festin :
Partager, savourer enfin
Le repas de fête qui réchauffe les cœurs.
Noël ! Souvenirs des douces veillées d’antan
Dont je me languis chaque année.
Je voudrais encore entonner
Les doux cantiques de jadis
Sous l’or flamboyant des bougies
Entourée de tous mes enfants que j’aime tant.
Noël d’espoir des guerriers déposant les armes
Et des frères ennemis s’attablant ensemble
Avec des mots d’amour, des paroles de paix
Et les projets d’un avenir meilleur.
Un Noël où les hommes d’affaires pressés
Ont enfin tout le temps pour ceux qui leur sont proches.
Noël sans solitude, Noël sans désespoir,
Joyeux Noël pour tous : il n’y a plus d’exclus,
Tous ont un toit, un travail, un bel avenir.
Noël dans les abris de nuit illuminés,
Accueil et partage rayonnent aux foyers :
Noël où la fraternité est la plus forte.
Désormais amour, confiance et sérénité
Ont chassé à jamais la violence et la peur.
Nuit la plus douce de l’année
Où tout est devenu possible ;
Envie de paix, instants de trêve :
Laissons devenir vrais nos rêves !
Je veux de ces Noëls au quotidien
Et trois cent soixante-six jours par an,
Noël pour tous les siècles de la terre,
Noël pour chacun de mes frères.
13 décembre – 17 décembre 2006 8 décembre Un poème de Vespa : Console-moi seulementCONSOLE-MOI SEULEMENT
On ne se mentira pas : © Vespa, Un poème de Clementia : Au beau rêve enfuiAu beau rêve enfui
Je suis en ton pouvoir Je dois le reconnaître J’en oublie mes devoirs Ton esprit est mon maître Je sens qu’il me faut fuir Echapper à ton charme Il me faut réagir Sinon tu me désarmes
A chaque flatterie De ta bouche menteuse Voir la supercherie Au fond de ton regard A chaque effleurement De tes mains baladeuses Braver l’envoûtement Ou fuir ton traquenard…
Quand passé le séisme De la folle passion J’ai vu ton égoïsme Tuer mes illusions Mon cœur gardant la plaie De cette trahison J’ai bien cru que j’allais Perdre toute raison
A quoi me sert de vivre Si j’ai perdu la foi Ne reste que la fuite Ou me venger de toi L’envie de te détruire Sans aucun état d’âme Comme tu m’as détruite En provoquant mes larmes
Mais je voudrais pourtant Que vers moi tu reviennes Car de toute façon C’est à toi qu’est mon cœur Je survis et j’attends Que tu me fasses tienne Je sais ma déraison Mais c’est toi mon bonheur
© Clementia 22 novembre 2006 – 6 décembre 2006Un poème de Clementia : Pas marrant du tout...PAS MARRANT DU TOUT...
Mal-être
Vague à l'âme
Souffrance accumulée
Toute la journée j'en ai marre
Je me couche, j'en ai marre
Je me lève, j'en ai marre
Même dans mes rêves j'en ai marre
Un vrai cauchemar
Mettre ce qui ne va pas
De côté
Pour une autre fois
Pour réessayer
Et garder l'espoir
Malgré tout
Pas facile
Du tout
Cette boule au ventre
De tristesse
Ou de stress
Me tourmente
Ce trop-plein de larmes
Que je retiens
Pour ne pas craquer
Me désarme
Est-ce la tristesse des autres
Ou la mienne
Qui résonne en mon cœur
Et zut, il faut sourire,
Faire face
Car les autres s'en fichent.
Que leur importent
Mes états d'âme...
Un poème de Vespa : Dérision du sot sal..d sauteurDERISION DU SOT SALAUD SAUTEUR
Il est un salaud sot
Qui bien sottement saute Et moi je suis trop sotte De verser tant de seaux De larmes sottes... Sotte ! Il m'a marqué ce sot Par ses si fous assauts De son éternel sceau. Il cherche encor, ce sot, Qui se la joue perso Et si sottement saute, A sauter d'autres sottes Qui le prennent pour un sot Flattant son ego de sot Egratignent son coeur sot Le rendent encor plus sot... Puis il revient vers moi, pauvre sotte Amoureuse de l'ignoble sot, Qui l'aide à digérer ses sottises Mais ne sait-il pas ce pauvre sot Que celle qui l'attend c'est moi, Sa Terre Promise c'est moi...
Un poème de Clementia : encore un instantEncore un instant
Laisse-moi encore un instant
Croire que je peux être à toi
Et garde encore quelque temps
Tes douces mains posées sur moi
Même si nous laissons couler
Nos larmes trop longtemps cachées
Laisse-moi le temps d’un soupir
Croire que je n’ai pas rêvé
Laisse-moi encore espérer
Que tout pourrait recommencer
28 octobre 2006 Un nouveau blog, que je vous invite à découvrirJ'ai créé, il y a quelques jours, un nouveau blog que je qualifierai de "philosophique", dans le sens où j'y propose de réfléchir chaque jour sur une autre citation, un autre texte ou une autre idée. Ce blog s'appelle Une pensée par jour et voici le lien sous lequel vous le découvrirez : Edition : Le scandale du pilon !J'ai vu début novembre (2006) un reportage sur le pilonnage des livres invendus. Ma fille de 14 ans a encore plus que moi été choquée par ce gaspillage de culture, ce crime que l'on fait aux mots publiés...
Les livres qui sont sacrifiés au pilon sont les victimes du mercantilisme des marchés de l'édition : tirés en très grand nombre d'exemplaires qui auront la plupart du temps un plus grand nombre d'invendus que de livres effectivement achetés par des lecteurs potentiels... Ne serait-il pas plus simple de calculer au plus juste le nombre d'ouvrages à commercialiser ?
Le fric, encore le fric, le profit... Et cela nous amène aux très convoités prix littéraires ! Des ouvrages que subitement on va trouver très intéressant (simple snobisme) et qu'on va s'arracher pour faire figurer en bonne place sous le sapin de Noël, livres qui souvent ne seront même pas lus en entier par ceux qui les auront reçus en cadeau !
Pour en revenir à tous les pauvres ouvrages somme toute très honorables qui ont le malheur d'aboutir au pilon, je me disais qu'il serait assez sympa d'en sauver un certain pourcentage pour en faire don dans plein d'endroits qui pourraient en être demandeurs : petites bibliothèques associatives, dans notre pays et au-delà dans toute la francophonie et les pays où notre langue française est étudiée comme langue vivante. Un poème de Clementia : Le prédateurLe prédateur
Quand tu étais une petite enfant
Il t'évaluait déjà d'un regard gourmand
Se promettant de te séduire
Quand son temps serait venu
Alors que tu n'étais encore qu'innocence
Il savait déjà
Qu'un jour il t'attirerait dans ses rets
Et t'envoûterait
Par ses beaux yeux, ses belles paroles
Ou par des moyens détournés, un exotique narguilé
Ou tout simplement une fiole dans un verre
Ainsi te plonger dans une douce inconscience
Te faire esclave de son système tordu
Passant près de toi il saisissait
Chaque occasion de te frôler
Et toi ne comprenais pas
Qu'il valait mieux te dérober
A ses subtiles manœuvres d'approche
De plus en plus il rôdait
Autour de toi, toujours plus près
Puis ses mains ont commencé
Sur tes formes à s'aventurer
Tu ne savais plus comment échapper
A ce jeu pervers, tu te gênais
Tu avais envie de le frapper
Mais tu voulais éviter l'esclandre
Il te suivait discrètement
Et toujours en évitant
De se compromettre directement
Calculateur dans son cerveau dément
Il s'arrangeait à chaque fois
Où il se collait à tes pas
Pour qu'on ne le remarque pas
Qu'on ne voie pas ses yeux sur toi
Mais comment t'échapper
Avant qu'il ne soit trop tard
Il fallait vite réagir
Car il était pire que la mort
8 septembre - 20 septembre 2006 Un poème de Clementia : sur la chanson de PrévertSur la Chanson de Prévert (ces paroles peuvent être chantées sur la mélodie de la "Chanson de Prévert" composée par Serge Gainsbourg)
Je me souviens avec tristesse De quelques instants de tendresse Dans la forêt qui fut magique Mes pas se font mélancoliques
Car maintenant les feuilles mortes Sont seules à me susurrer Que sans toi plus rien ne m’importe Depuis que tu m’as délaissée
Moi qui voulais tant t’offrir ma vie Etre toujours à tes côtés Je dois juste être ton amie Simplement bonne à t’écouter
Et sous mes pas les feuilles mortes C’est mon cœur que tu as foulé Et sans toi plus rien ne m’importe Toujours seule je resterai
Mais pourtant quand même j’espère Qu’un beau jour enfin tu comprennes Que sans moi tu ne peux rien faire Et que pour toujours je suis tienne
Alors enfin les feuilles mortes Seront remplacées par des fleurs Lorsque tu m’ouvriras ta porte M’offrant désormais le bonheur
20 octobre 2006 Un poème de Clementia : Me cacher pour pleurerMe cacher pour pleurer
La vie est difficile pour tous Chacun ses joies ses peines Ses instants heureux Ses moments de faiblesse Je le savais Et j’avais fait le vœu De donner mon temps et mes forces Pour qui ferait appel à moi, ou que je verrais pleurer J’étais celle qui écoutait J’étais celle qui berçait J’étais celle qui consolait J’étais celle qui soignait Mais moi, j’allais me cacher pour pleurer Toujours, devant les autres Il me fallait faire face Comme si tout allait bien Etre un pilier solide Un havre de paix Du positif et des sourires Des mots gentils et aimants C’est pourquoi j’allais me cacher pour pleurer Mais quand je t’appelais Pour que tu m’écoutes Pour que tu trouves le mot juste Pour que tu me réconfortes Tu n’étais pas là pour moi Alors moi, j’allais me cacher pour pleurer
Un poème de Vespa : Le dit du poète aux savantsLE DIT DU POETE AUX SAVANTS
Plutôt mes rimes imparfaites
Que vos fichus chiffres pédants, Mon envie de faire la fête Que vos têtes de constipés… Je préfère mes rêveries A tous vos airs si importants. Excusez-moi, mais je souris Quand je vois vos faces de pets ! Un poème de Clementia : De l'églantine à la roseDe l’églantine à la rose
Le seul qui savait m’écouter, Etre là, me réconforter… C’était celui qui triompha Du mal par sa mort sur la croix Dans ma solitude infinie J’allais déjà me ressourcer Dans les ombrages des forêts Dans la douceur de la verdure Et les beautés de la nature
Un jour où je passais Tout près de l’églantier En douces fleurs rosées Il m’offrit ses baisers Alors je lui parlai Et je lui confiai Mes peines, mes soucis Mon besoin d’un ami, Mais aussi mon désir D’aider et de servir.
Réconfortant, il m’offrit sa beauté, De ses clairs pétales l’opalescence, De son parfum la suave innocence, La caresse satin de sa candeur Et, du soleil émanant de son cœur, Je le sentis près de moi chuchoter : Chasse cette tristesse de ton cœur Bientôt, sur ton chemin, tu vas trouver Des vrais amis, des frères et des sœurs Servant l’idéal dont tu as rêvé.
Alors, je m’en fus apaisée, Vivifiée par la rosée De cette belle promesse, Je délaissai toute tristesse.
Après quelques années, C’est une rose que j’ai trouvée, Posée au centre de la croix. Elle guida mes pas vers le portail Où je trouvai les frères et les sœurs Que m’avait promis l’églantine.
10/04 – 06/10/2005 Un poème de Clementia : Memento morisMemento moris
(Memento, quia pulvis es et in pulverum revertis) Personne n'avait rien entendu ce matin Car la Camarde hypocrite était très discrète Le long des murs elle s'est faufilée sans bruit Pour attraper de ses doigts crochus et avides La pauvre âme fatiguée et désespérée Et nul n'a remarqué l'Ankou qui arrivait Dans une ombre complice il se dissimulait Et sa charrette a rapidement emporté Dans un cercueil de bois le corps inerte et froid La triste enveloppe devenue inutile Pourtant voila que tant de badauds étonnés Au logis du défunt se sont vite attroupés Car la rumeur avait couru de l'un à l'autre Chacun voulait savoir ce qui s'était passé Une fascination les paralysait tous Songeaient-ils que bientôt arriverait leur tour Devenaient-ils conscients du prix de chaque instant Et dans le champ là-bas à côté du tombeau Etait-ce un prochain glas qu'attendaient les corbeaux Tandis qu'à l'horizon disparaissait la Mort Un poème de Vespa : Les gourous de pacotilleLes gourous de pacotille
Au service de la lumière Mais aveuglés par leur ego Ils subjuguent tous leurs disciples Et d’avides foules crédules Mais ils n’ont pas confiance en eux Et se débattent dans leurs doutes Ne voulant pas ouvrir leurs yeux Ils font trop souvent fausse route Lorsqu’ils prétendent tout savoir Alors qu’ils sont imbus d’eux-mêmes Ils croient avoir la science infuse Pourtant dans leurs moments de doute Ils ne savent vers qui aller Ecartez-les de votre route Ne vous laissez pas entraîner Par ces gourous de pacotille Qui ne peuvent que vous troubler Et vous empêcher d’avancer
Vespa 13 décembre 2005 – 11 septembre 2006Un poème de Clementia : Battements de coeur, battements d'ailesBattements de cœur, battements d’ailes
Nos battements de cœur
Amour à tire d’aile
Pensées battements d’ailes
Nos frissons crève-cœur
Lorsque nos corps se frôlent
Nos âmes s’interpellent
Nos chemins parallèles
L’attente des paroles
Dans ce long cache-cache
Que d’interrogations
Et trop d’hésitations
Mais il faut que tu saches…
La feuille verte belle
Trèfle porte-bonheur
Apporte dans mon cœur
La douce ritournelle
Pour que volent au vent
Les quatre petits cœurs
Symbole du bonheur
Je te veux pour amant
21 juin – 11 septembre 2006 Un poème de Clementia : L'été caniculaireL’été caniculaire
Les rouges petites griottes
Qu’on rapine et puis qu’on grignote
La chaleur qui étend sa chape
De moiteur et de touffeur
Et c’est déjà la canicule
Dans les champs blonds les blés murs craquent
Sous la caresse de Phébus
Le torrent clair est asséché
Et ma grande soif de fraîcheur
Conduit mes pas sous les feuillages
Des nuées de taquins moustiques
M’assaillent alors et me piquent
Il fait si chaud que la nature
Se cache en langoureux murmures
Je n’ai plus envie de bouger
Du cagnard je vais m’abriter
Sous l’ombre amie de la chênaie
Savourant l’instant de détente
Avec un livre des vieux sages
Mon âme retrouve la paix
Que j’avais longtemps oubliée
Puis c’est allongée que je reste
Cachée par le complice ombrage
Pour faire une agréable sieste
20 juin – 11 septembre 2006 Un poème trouvé sur le NetQuand tu verseras une larme,
Quand tu lanceras un cri d'alarme,
Quand tu seras fatigué, quand tu seras tanné,
Je serai toujours là pour t'encourager.
Quand tu auras besoin d'une oreille pour t'écouter,
Quand tu auras besoin d'une main pour te relever,
Quand tu auras besoin d'un câlin pour t'apaiser,
Je serai toujours là pour te consoler.
Quand la vie te décevra,
Quand un grand mur se dressera devant toi,
Quand tu auras peur de foncer,
Je serai toujours là pour t'aider.
Quand le soleil s'éteindra dans ton âme,
Quand les idées noires te désarment,
Je serai toujours là pour te tendre la main.
Quand tu seras devant trop de détours,
Quand tu ne trouveras plus le chemin du retour,
Quand tu chercheras le nord dans le jour,
Je serai toujours là pour te guider.
Quand un jour la chance te sourira,
Quand ton sourire resplendira,
Je serai toujours là pour rire avec toi.
Quand tes rires se changeront en fou rire,
Quand une simple fleur te fera sourire,
Quand le bonheur emplira ton cœur,
Je serai toujours là pour cultiver ce bonheur.
Si tu as besoin de moi
Peu importe l'heure qu'il sera,
Peu importe le temps qu'il fera
Oui, je serai toujours là pour toi.
Auteur inconnu
trouvé sur le blog ame...icalement Un poème de Clementia : Les modernes solitudesLes modernes solitudes
Dans les demeures de moderne solitude
Chacun est face à son écran
Téléviseur, console de jeux, ordinateur
Se créant une vie de fictions
Images en trois dimensions
Des écouteurs rivés sur les oreilles
Plongé dans un univers sonore
De rythmiques pseudo-orchestrées
Coupé du monde, abruti de bruits
Les modernes solitudes se vivent
Entourées de gens solitaires
Chacun dans sa propre bulle virtuelle
Oubliant son entourage proche
Pianotant sur un clavier
Des courriels et des émoticones
Ou numérotant sur téléphone portable
Mini-messages incompréhensibles
Langage abrégé incroyable
Les gens ne se parlent plus
Dans le quotidien réel
Ils se réfugient dans la dérision
D’une vie virtuelle
Des illusions d’amitiés
Des tribus à géométrie variable
Vivant le temps d’une connexion
Des pseudonymes tarabiscotés
Pour s’inventer des identités
Mais quelle vie dangereuse
Chacun se retrouve tout seul
Dans la joie et dans la peine
Surtout seul dans les soucis
Les masques et les miroirs
Les fantasmes ou les fictions
Vous font parfois perdre pied
L’inconnu peut vous piéger
Ou vous déstabiliser
Même si la solitude
A des attraits incontestables
Ne coupez pas tous les ponts
Gardez le contact avec vos proches
Si la fiction et le virtuel
Des miroirs aux alouettes
Ne durent qu’un temps
La vie de chair et de sang
L’âme et ses doux sentiments
Sont le seul bien véritable
31 mai 2006 Un poème de Clementia : Feuilles d'orFeuilles d’or
Nos vies intemporelles
Etalent leurs feuillets
Les siècles entrecroisent
Nos personnalités
Les âmes tant aimées
Se retrouvent sans cesse
Eternels rendez-vous
Qu’elles se sont donnés
Une feuille de vie
Dans mes réminiscences
Etait-ce en Atlantide ?
Nous étions sœur et frère
Jumeaux complémentaires
Dans le raz-de-marée
Nous nous étions promis
De nous revoir bientôt
Un feuillet papyrus
Passe dans ma mémoire
Le nom d’Akhenaton
Ne m’est pas étranger
Etais-je donc ta sœur
Ou ton épouse aimée
Mais ils ont effacé
Nos deux noms dans la pierre
Autre feuille de vie
Un souvenir fugace
C’était à Pompéi
Le volcan qui grondait
Les amants enlacés
Qui furent retrouvés
Pétrifiés de lave
C’était nous
Me revient un feuillet
C’était avant, au temps
Du Maha Baharatha
Et des vapeurs d’encens
Nous nous aimions déjà
Et nous savions aussi
Que par-delà les ans
Nos vies seraient liées
Autre feuillet doré
Et des pierres levées
Mon amour de Beltane
Ma douce dame blanche
J’étais ton druide aimé
Et nos païens serments
Une nouvelle fois
Pour toujours nous liaient
Sur cet autre feuillet
Est le secret de l’Or
Nous y avions œuvré
Nicolas et Pernelle
Couple complémentaire
Et la sublime Pierre
Avait récompensé
Notre parfaite union
Sur des feuillets antiques
D’autres fragments de vie
Me rappellent aussi
Que nous avions vécu
Lors des Guerres Puniques
Nous étions frères d’armes
Morts au même combat
Dans un cri d’au revoir
Alors que des peuplades
Luttaient, s’entretuaient
Pour leur terre ou leur foi
Ou le vouloir des rois
Lorsque j’étais cathare
Toi tu étais croisé
Le feu de Montségur
Garda notre amour pur
Dans les châtaigneraies
Au temps des dragonnades
Huguenote au désert
Je célébrais mon Dieu
Tu quittas les papistes
Et tu te convertis
Nous étions poursuivis
Mais l’Amour est la loi
Et dans les temps anciens
Une douce bergère
La belle Anyahita
Vivant l’amour si pur
Vénérait la Lumière
Et Mazda inspira
Le pur Sar Athoustra
Sur l’autre continent
Il y eut des tueries
Des Indiens massacrés
Pour leur voler les terres
Mais il y eut aussi
Notre histoire d’amour
Toi farouche soldat
Et moi Pocahontas
Du côté de Bagdad
Les mille et une nuits
L’arôme des épices
Les roses, les encens,
Le parfum de l’Orient
Tu fus Shéhérazade
Ta voix me captiva
Sous le ciel d’Italie
Nos familles ennemies
Capulet, Montaigu,
Nous ont tant fait souffrir
O mon doux Roméo
Notre amour malheureux
Est devenu légende
Pour l’infini des temps
Dans l’enfer de Verdun
Dans la boue des tranchées
Je ne pensais qu’à toi
Et relisais tes lettres
Mais un jour au combat
Dans la détonation
Mon âme s’envola
L’amour pour toi resta
Tu fus sans doute aussi
L’intègre samouraï
Voué à sa mission
Sans un regard pour moi
Dans un jardin de fleurs
Je traînais mon ennui
Me consolant déjà
Par nos prochaines vies
Un couple d’amoureux
Dans la glace eskimo
Ou dans une autre époque
Sous le ciel africain…
L’amour intemporel
Suite de rendez-vous
Destins complémentaires
De nos âmes liées
Tous ces feuillets dorés
Tels des signes de piste
Frôlement dans un rêve
Lorsque l’un de nous deux
Enfant ou nouveau-né
D’une nouvelle vie
N’a pas encore su
Y retrouver son autre
Tous ces feuillets du livre
De notre Vie d’Amour
Passent ou s’entrecroisent
Tels des billets semés
Messages de promesse
Lorsque l’un de nous deux
A été enlevé
Chaque fois bien trop tôt
Par une Mort cruelle
A l’amour de celui
Qui reste comme l’ombre
De sa moitié aimée
Rien qu’une âme orpheline
Mais jamais vraiment seule
Jusqu’au prochain revoir
Restent les feuillets d’or
Tous ces feuillets mêlés
M’apparaissant en songe
Avec en filigrane
Le nom des personnages
C’est ton âme et la mienne
Les deux moitiés d’orange
Nos deux vies conjuguées
Se retrouvant toujours
Tous ces feuillets d’or fin
Ces parcelles d’amour
Soudent nos cœurs ensemble
Nous apprenons sans cesse
Moi par toi, Toi par moi
Moi pour toi, Toi pour moi
Moi avec toi, Toi avec moi
Pour l’infini des Temps
28 mars – 22 mai 2006 Un poème de Clementia : Statues de selStatues de sel
Le Basilic nous épie
D’un recoin d’ombre il nous guette
Puis brusquement il surgit
Et soudain sur nous il jette
Son vil regard lapidaire !
Car il veut nous statufier,
Nous empêcher d’apporter
La joie et l’animation
Dans le gris de nos cités.
Mais moi, je veux réagir
Face à toutes ses attaques.
Je ne me laisserai pas
Changer en statue de sel.
Le perfide Basilic
Ce monstre machiavélique
Serait tellement content
Que sa hargne ait triomphé.
Quand il trame contre moi
Je veux brandir un miroir
Bouclier qui lui renvoie
Ses méchantes idées noires.
Qu’ainsi il soit pétrifié
Et empêché à jamais
De tous nous décourager
Qu’il devienne une gargouille
Exposée aux moqueries
D’une foule libérée
De son pouvoir illusoire,
De sa mégalomanie
Et tous ses calculs tordus...
Le passé aussi m’épie
Et du fond de ma mémoire
Des idées viennent tenter
De m’écarter de ma voie :
Des souvenirs de douceurs,
De tendresse, de caresses,
D’amitiés vite oubliées
Se transforment en regrets…
Me reviennent des affronts,
Des insultes, du mépris,
Le rejet, les moqueries,
Me dégoûtant de la vie.
Mais si je veux feuilleter
Les pages de mon passé
Je me souviens d’une histoire
Aux mythiques temps bibliques :
C’était la femme de Lot,
Un seul regard en arrière
Et la voilà immobile,
Devenue statue de sel.
J’ai compris cette leçon :
Le passé ou les regrets
Et même les souvenirs
Pourraient m’immobiliser
Et m’empêcher de construire,
Ou retarderaient ma marche.
Comme je veux progresser
Il me faut vivre au présent
Sous aucune autre influence,
Sans écouter les méchants,
Rester égale à moi-même,
Assumer les conséquences
De tous mes choix, quels qu’ils soient.
En progressant au présent
Préparer un avenir
Qui s’offrira en son temps
Récompensant mes efforts.
05/05 –11/05 2006 |
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