Profil de clementiaLes Pages de ClementiaPhotosBlogListesPlus Outils Aide

clementia garayt

Occupation
Centres d'intérêt 
Venez visiter mon blog et laissez-y un message :

<http://clementiapoesie.blog.mongenie.com/>

Ma citation préférée : " C'est lanuit qu'il est beau de croire à la lumière " (Jean Rostand)
Photo 1 sur 31
Cet espace perso ne contient aucune liste de musique.
La liste est vide.

Les Pages de Clementia

25 février

Discussion sur Lindsay lohan

 

Citer le message précédent

Discussion sur Lindsay lohan
Lindsay Lohan is a idiot, What's cool about some one who take's drug's and drinks them self stupid. I had hard life, i could tell you about the crap in my life.
How it took me a long time to get over it. But you know what, am happy with it. yes, I would like more in my life. yes i would like to forget about the past, but i didn't turn gay or drink and take drugs then expect some one to pick me up afterwards. I know a lot of people like Lindsay who do not take responsibility for their actions, thinking
it's ok to behave like a prat.
10 février

Discussion sur HUMEUR DU 08-02-08 - PAR FRED

 

Citer

HUMEUR DU 08-02-08 - PAR FRED
 
Cela fait trois fois que je relis ce petit bout de phrases... "certains ne m'écrivent plus d'humeurs".
 
J'y reviens et, chaque fois, je sens ma petite voix intérieure qui aurait bien envie d'avoir un petit corps à elle, avec un petit pied, taille 42, dont elle me botterait les fesses, afin de me pousser à écrire.

Donc, ce matin, tôt, je me décide. J'ai plein de bonnes raisons de le faire: envie de faire sourire ma belle amie, envie de me sentir encore capable, envie qu'on admire ma prose, ... envie que cette petite voix puisse rester en paix dans les limbes, immatérielle et, qui sait, jouer au papillon pour aller caresser la surface de vos jours.

J'ouvre une petite parenthèse pour vous conseiller une expérience qui m'a sincèrement plu, une soirée poésie sur Second Life, chaque mercredi de 21 à 23 heures. Chacun amène ses écrits, rimés ou non, ou un texte qu'il a envie de partager. Selon l'envie (le courage), il le lit à l'assemblée - peu nombreuse, rassurez-vous - ou le donne à lire aux animateurs, Eve et Bonach.
 
C'est convivial, frais, et ça encourage les talents méconnus.

J'en reviens à mon désir de vous apporter un sourire, vous mes amis virtuels, vous les inconnus de passage.
 
J'ai, comme beaucoup d'habitants de Second Life, beaucoup de mal à faire comprendre autour de moi ce que peut être un ami virtuel.
 
Comment est il possible de donner de l'attention ou de la tendresse à quelqu'un qu'on a jamais vu, dont on ne sait que ce qu'il a bien voulu nous livrer, et est ce même la vérité qu'il nous a donné.

Sommes nous des précurseurs ? A la réflexion, je ne crois pas.

Simplement, nous utilisons les outils de notre temps pour abolir les distances.
 
Notre nouveau voisin voit se lever le soleil quand le notre se couche... quel jolie pensée que ce passage de relais, le soleil ne se couchera plus jamais, plus jamais de ténèbres, tout ça à cause d'un ami... virtuel.

Le monde sera amour et partage ou bien ne sera pas. Nous survivrons, certes, mais sans plaisir, juste préoccupés de nous même. Ceux qui le
veulent donnent, ceux qui le peuvent reçoivent.
 
Je serais sans doute plus utile dans une rue à réconforter des sans abris... je n'en ai pas le courage... pardon.

Je me fais plaisir aussi auprès de J..., l'autralienne, L..., l'américaine, E..., l'espagnole, M..., la suissesse, et toutes les autres, plus proches, européennes, françaises... Le monde est ma maison, le monde est ma raison, et, à l'instar de mes proches, vous êtes les fleurs de mon jardin.

Le soleil brille, le moment s'approche où la nature va proclamer qu'une branche nue sous le givre prépare l'explosion d'une vie nouvelle...

J'adore ces poussées de soleil qui chatouillent mon envie de vivre, de respirer les fleurs de mon jardin, et de regarder voleter ce papillon,
fragile, tellement beau parce qu'il est fragile.
6 novembre

Hymn to Love in Second Life

Voici la toute première vidéo que j'ai créée avec Windows Movie Maker. Une romance dans Second Life, et le célèbre Hymne à l'Amour d'Edith Piaf, en version anglaise.
 
 
 
21 décembre

Un poème de Clementia : Noël

Noël

 

 

Noël ! Fête de la Lumière et de la Paix

Des bras ouverts, des temps venus,

Des yeux rieurs, des mains tendues ;

Les encens, les alléluias

Et tous ces cœurs emplis de joie

Construisent un monde d’harmonie à jamais.

 

Noël ! Au cœur des longues nuits de notre hiver

Sous le sapin, dans le berceau

Voici le plus beau des cadeaux :

L’enfant fragile et merveilleux

Qui nous fut envoyé par Dieu…

La Nativité donne l’espoir à la terre.

 

Noël ! Dans les grandes villes illuminées

Les petits chalets enchantés

Des typiques petits marchés

Offrent tant d’idées de cadeaux

Aux foules denses de badauds

Sous un ciel clignotant d’étoiles colorées.

 

Noël ! C’est aussi la confortable chaleur

Autour du verdoyant sapin

Et dans son magique parfum

La table mise, le festin :

Partager, savourer enfin

Le repas de fête qui réchauffe les cœurs.

 

Noël ! Souvenirs des douces veillées d’antan

Dont je me languis chaque année.

Je voudrais encore entonner

Les doux cantiques de jadis

Sous l’or flamboyant des bougies

Entourée de tous mes enfants que j’aime tant.

 

Noël d’espoir des guerriers déposant les armes

Et des frères ennemis s’attablant ensemble

Avec des mots d’amour, des paroles de paix

Et les projets d’un avenir meilleur.

Un Noël où les hommes d’affaires pressés

Ont enfin tout le temps pour ceux qui leur sont proches.

Noël sans solitude, Noël sans désespoir,

Joyeux Noël pour tous : il n’y a plus d’exclus,

Tous ont un toit, un travail, un bel avenir.

Noël dans les abris de nuit illuminés,

Accueil et partage rayonnent aux foyers :

Noël où la fraternité est la plus forte.

Désormais amour, confiance et sérénité

Ont chassé à jamais la violence et la peur.

 

Nuit la plus douce de l’année

Où tout est devenu possible ;

Envie de paix, instants de trêve :

Laissons devenir vrais nos rêves !

 

Je veux de ces Noëls au quotidien

Et trois cent soixante-six jours par an,

Noël pour tous les siècles de la terre,

Noël pour chacun de mes frères.

 

  

13 décembre – 17 décembre 2006
8 décembre

Un poème de Vespa : Console-moi seulement

CONSOLE-MOI SEULEMENT

On ne se mentira pas :
Je veux flirter avec toi.
Tu vas m'aider
A me venger.
D'un regard plein de douceur
Tu chasseras ma douleur.
L'azur de tes yeux charmeurs
Otera les bleus de mon coeur.
Console-moi seulement,
Sois juste mon doux amant
Pour un instant
Ou quelque temps.
Aide-moi à l'écoeurer
De m'avoir tant fait pleurer.
Si je ne peux l'oublier
Aide-moi à me venger.
On ne se mentira pas :
Je veux flirter avec toi.
Tu vas m'aider
A me venger.
Console-moi seulement
En devenant mon amant.

© Vespa,
21 novembre - 7 décembre 2006

Un poème de Clementia : Au beau rêve enfui

Au beau rêve enfui

 

Je suis en ton pouvoir

Je dois le reconnaître

J’en oublie mes devoirs

Ton esprit est mon maître

Je sens qu’il me faut fuir

Echapper à ton charme

Il me faut réagir

Sinon tu me désarmes

 

A chaque flatterie

De ta bouche menteuse

Voir la supercherie

Au fond de ton regard

A chaque effleurement

De tes mains baladeuses

Braver l’envoûtement

Ou fuir ton traquenard…

 

Quand passé le séisme

De la folle passion

J’ai vu ton égoïsme

Tuer mes illusions

Mon cœur gardant la plaie

De cette trahison

J’ai bien cru que j’allais

Perdre toute raison

 

A quoi me sert de vivre

Si j’ai perdu la foi

Ne reste que la fuite

Ou me venger de toi

L’envie de te détruire

Sans aucun état d’âme

Comme tu m’as détruite

En provoquant mes larmes

 

Mais je voudrais pourtant

Que vers moi tu reviennes

Car de toute façon

C’est à toi qu’est mon cœur

Je survis et j’attends

Que tu me fasses tienne

Je sais ma déraison

Mais c’est toi mon bonheur

 

© Clementia

22 novembre 2006 – 6 décembre 2006

Un poème de Clementia : Pas marrant du tout...

PAS MARRANT DU TOUT...  
 
Mal-être
Vague à l'âme
Souffrance accumulée
Toute la journée j'en ai marre
Je me couche, j'en ai marre
Je me lève, j'en ai marre
Même dans mes rêves j'en ai marre
Un vrai cauchemar
 
Mettre ce qui ne va pas
De côté
Pour une autre fois
Pour réessayer
Et garder l'espoir
Malgré tout
Pas facile
Du tout
 
Cette boule au ventre
De tristesse
Ou de stress
Me tourmente
 
Ce trop-plein de larmes
Que je retiens
Pour ne pas craquer
Me désarme
Est-ce la tristesse des autres
Ou la mienne
Qui résonne en mon cœur
 
Et zut, il faut sourire,
Faire face
Car les autres s'en fichent.
Que leur importent
Mes états d'âme...
 

Un poème de Vespa : Dérision du sot sal..d sauteur

DERISION DU SOT SALAUD SAUTEUR
 
 
Il est un salaud sot
Qui bien sottement saute
Et moi je suis trop sotte
De verser tant de seaux
De larmes sottes... Sotte !
Il m'a marqué ce sot
Par ses si fous assauts
De son éternel sceau.
Il cherche encor, ce sot,
Qui se la joue perso
Et si sottement saute,
A sauter d'autres sottes
Qui le prennent pour un sot
Flattant son ego de sot
Egratignent son coeur sot
Le rendent encor plus sot...
Puis il revient vers moi, pauvre sotte
Amoureuse de l'ignoble sot,
Qui l'aide à digérer ses sottises
Mais ne sait-il pas ce pauvre sot
Que celle qui l'attend c'est moi,
Sa Terre Promise c'est moi...


© Vespa, 19 novembre 2006

Un poème de Clementia : encore un instant

Encore un instant

  

Laisse-moi encore un instant
Croire que je peux être à toi
Et garde encore quelque temps
Tes douces mains posées sur moi
Même si nous laissons couler
Nos larmes trop longtemps cachées
Laisse-moi le temps d’un soupir
Croire que je n’ai pas rêvé
Laisse-moi encore espérer
Que tout pourrait recommencer
 

 

© Clementia

28 octobre 2006

Un nouveau blog, que je vous invite à découvrir

Un nouveau blog, que je vous invite à découvrir...

Un nouveau blog, que je vous invite à découvrir...

agrandir

J'ai créé, il y a quelques jours, un nouveau blog que je qualifierai de "philosophique", dans le sens où j'y propose de réfléchir chaque jour sur une autre citation, un autre texte ou une autre idée.


Ce blog s'appelle Une pensée par jour et voici le lien sous lequel vous le découvrirez :


 http://unepenseeparjour.blog.mongenie.com/ 

Edition : Le scandale du pilon !

J'ai vu début novembre (2006) un reportage sur le pilonnage des livres invendus. Ma fille de 14 ans a encore plus que moi été choquée par ce gaspillage de culture, ce crime que l'on fait aux mots publiés...

 

Les livres qui sont sacrifiés au pilon sont les victimes du mercantilisme des marchés de l'édition : tirés en très grand nombre d'exemplaires qui auront la plupart du temps un plus grand nombre d'invendus que de livres effectivement achetés par des lecteurs potentiels... Ne serait-il pas plus simple de calculer au plus juste le nombre d'ouvrages à commercialiser ?
Et le pilonnage (massif) n'est-il pas le résultat du prix excessif auquel sontvendus les livres ? Dans notre contexte de crise économique autant que de vide culturel, ne vaudrait-il pas mieux vendre les livres juste quelques euros moins cher, afin d'encourager ceux qui sont un peu près de leurs sous à les acheter ? Et pourquoi mettre au rebut, puis au pilon, des invendus seulement quelques semaines après la date d'édition...

 

Le fric, encore le fric, le profit... Et cela nous amène aux très convoités prix littéraires ! Des ouvrages que subitement on va trouver très intéressant (simple snobisme) et qu'on va s'arracher pour faire figurer en bonne place sous le sapin de Noël, livres qui souvent ne seront même pas lus en entier par ceux qui les auront reçus en cadeau !

 

Pour en revenir à tous les pauvres ouvrages somme toute très honorables qui ont le malheur d'aboutir au pilon, je me disais qu'il serait assez sympa d'en sauver un certain pourcentage pour en faire don dans plein d'endroits qui pourraient en être demandeurs : petites bibliothèques associatives, dans notre pays et au-delà dans toute la francophonie et les pays où notre langue française est étudiée comme langue vivante. 

Un poème de Clementia : Le prédateur

Le prédateur
 
 
Quand tu étais une petite enfant
Il t'évaluait déjà d'un regard gourmand
Se promettant de te séduire
Quand son temps serait venu
Alors que tu n'étais encore qu'innocence
Il savait déjà
Qu'un jour il t'attirerait dans ses rets
Et t'envoûterait
Par ses beaux yeux, ses belles paroles
Ou par des moyens détournés, un exotique narguilé
Ou tout simplement une fiole dans un verre
Ainsi te plonger dans une douce inconscience
Te faire esclave de son système tordu
Passant près de toi il saisissait
Chaque occasion de te frôler
Et toi ne comprenais pas
Qu'il valait mieux te dérober
A ses subtiles manœuvres d'approche
De plus en plus il rôdait
Autour de toi, toujours plus près
Puis ses mains ont commencé
Sur tes formes à s'aventurer
Tu ne savais plus comment échapper
A ce jeu pervers, tu te gênais
Tu avais envie de le frapper
Mais tu voulais éviter l'esclandre
Il te suivait discrètement
Et toujours en évitant
De se compromettre directement
Calculateur dans son cerveau dément
Il s'arrangeait à chaque fois
Où il se collait à tes pas
Pour qu'on ne le remarque pas
Qu'on ne voie pas ses yeux sur toi
Mais comment t'échapper
Avant qu'il ne soit trop tard
Il fallait vite réagir
Car il était pire que la mort 
 
8  septembre - 20 septembre 2006

Un poème de Clementia : sur la chanson de Prévert

Sur la Chanson de Prévert

(ces paroles peuvent être chantées sur la mélodie de la "Chanson de Prévert" composée par Serge Gainsbourg)

 

 

Je me souviens avec tristesse

De quelques instants de tendresse

Dans la forêt qui fut magique

Mes pas se font mélancoliques

 

Car maintenant les feuilles mortes

Sont seules à me susurrer

Que sans toi plus rien ne m’importe

Depuis que tu m’as délaissée

 

Moi qui voulais tant t’offrir ma vie

Etre toujours à tes côtés

Je dois juste être ton amie

Simplement bonne à t’écouter

 

Et sous mes pas les feuilles mortes

C’est mon cœur que tu as foulé

Et sans toi plus rien ne m’importe

Toujours seule je resterai

 

Mais pourtant quand même j’espère

Qu’un beau jour enfin tu comprennes

Que sans moi tu ne peux rien faire

Et que pour toujours je suis tienne

 

Alors enfin les feuilles mortes

Seront remplacées par des fleurs

Lorsque tu m’ouvriras ta porte

M’offrant désormais le bonheur

 

 

© Clementia

20 octobre 2006

Un poème de Clementia : Me cacher pour pleurer

Me cacher pour pleurer

 

La vie est difficile pour tous

Chacun ses joies ses peines

Ses instants heureux

Ses moments de faiblesse

Je le savais

Et j’avais fait le vœu

De donner mon temps et mes forces

Pour qui ferait appel à moi, ou que je verrais pleurer

J’étais celle qui écoutait

J’étais celle qui berçait

J’étais celle qui consolait

J’étais celle qui soignait

Mais moi, j’allais me cacher pour pleurer

Toujours, devant les autres

Il me fallait faire face

Comme si tout allait bien

Etre un pilier solide

Un havre de paix

Du positif et des sourires

Des mots gentils et aimants

C’est pourquoi j’allais me cacher pour pleurer

Mais quand je t’appelais

Pour que tu m’écoutes

Pour que tu trouves le mot juste

Pour que tu me réconfortes

Tu n’étais pas là pour moi

Alors moi, j’allais me cacher pour pleurer

 

Clementia

Un poème de Vespa : Le dit du poète aux savants

LE DIT DU POETE AUX SAVANTS
 
Plutôt mes rimes imparfaites
Que vos fichus chiffres pédants,
Mon envie de faire la fête
Que vos têtes de constipés…
Je préfère mes rêveries
A tous vos airs si importants.
Excusez-moi, mais je souris
Quand je vois vos faces de pets !

Un poème de Clementia : De l'églantine à la rose

De l’églantine à la rose


Jadis, j’avais un seul ami,

Le seul qui savait m’écouter,

Etre là, me réconforter…

C’était celui qui triompha

Du mal par sa mort sur la croix

Dans ma solitude infinie

J’allais déjà me ressourcer

Dans les ombrages des forêts

Dans la douceur de la verdure

Et les beautés de la nature

 

 

Un jour où je passais

Tout près de l’églantier

En douces fleurs rosées

Il m’offrit ses baisers

Alors je lui parlai

Et je lui confiai

Mes peines, mes soucis

Mon besoin d’un ami,

Mais aussi mon désir

D’aider et de servir.

 

 

Réconfortant, il m’offrit sa beauté,

De ses clairs pétales l’opalescence,

De son parfum la suave innocence,

La caresse satin de sa candeur

Et, du soleil émanant de son cœur,

Je le sentis près de moi chuchoter :

Chasse cette tristesse de ton cœur

Bientôt, sur ton chemin, tu vas trouver

Des vrais amis, des frères et des sœurs

Servant l’idéal dont tu as rêvé.

 

 

Alors, je m’en fus apaisée,

Vivifiée par la rosée

De cette belle promesse,

Je délaissai toute tristesse.

 

 

Après quelques années,

C’est une rose que j’ai trouvée,

Posée au centre de la croix.

Elle guida mes pas vers le portail

Où je trouvai les frères et les sœurs

Que m’avait promis l’églantine.

 

 
 

© Clementia

10/04 – 06/10/2005

Un poème de Clementia : Memento moris

Memento moris
(Memento, quia pulvis es et in pulverum revertis)



Personne n'avait rien entendu ce matin
Car la Camarde hypocrite était très discrète
Le long des murs elle s'est faufilée sans bruit
Pour attraper de ses doigts crochus et avides
La pauvre âme fatiguée et désespérée
Et nul n'a remarqué l'Ankou qui arrivait
Dans une ombre complice il se dissimulait
Et sa charrette a rapidement emporté
Dans un cercueil de bois le corps inerte et froid
La triste enveloppe devenue inutile
Pourtant voila que tant de badauds étonnés
Au logis du défunt se sont vite attroupés
Car la rumeur avait couru de l'un à l'autre
Chacun voulait savoir ce qui s'était passé
Une fascination les paralysait tous
Songeaient-ils que bientôt arriverait leur tour
Devenaient-ils conscients du prix de chaque instant
Et dans le champ là-bas à côté du tombeau
Etait-ce un prochain glas qu'attendaient les corbeaux
Tandis qu'à l'horizon disparaissait la Mort

© Clementia
15 septembre 2006 – 20 septembre 2006

Un poème de Vespa : Les gourous de pacotille

Les gourous de pacotille

 

 

 

Au service de la lumière

Mais aveuglés par leur ego

Ils subjuguent tous leurs disciples

Et d’avides foules crédules

Mais ils n’ont pas confiance en eux

Et se débattent dans leurs doutes

Ne voulant pas ouvrir leurs yeux

Ils font trop souvent fausse route

Lorsqu’ils prétendent tout savoir

Alors qu’ils sont imbus d’eux-mêmes

Ils croient avoir la science infuse

Pourtant dans leurs moments de doute

Ils ne savent vers qui aller

Ecartez-les de votre route

Ne vous laissez pas entraîner

Par ces gourous de pacotille

Qui ne peuvent que vous troubler

Et vous empêcher d’avancer

 

 

 

 

Vespa

13 décembre 2005 – 11 septembre 2006

Un poème de Clementia : Battements de coeur, battements d'ailes

Battements de cœur, battements d’ailes
 
 
Nos battements de cœur
Amour à tire d’aile
Pensées battements d’ailes
Nos frissons crève-cœur
 
Lorsque nos corps se frôlent
Nos âmes s’interpellent
Nos chemins parallèles
L’attente des paroles
 
Dans ce long cache-cache
Que d’interrogations
Et trop d’hésitations
Mais il faut que tu saches…
 
La feuille verte belle
Trèfle porte-bonheur
Apporte dans mon cœur
La douce ritournelle
 
Pour que volent au vent
Les quatre petits cœurs
Symbole du bonheur
Je te veux pour amant

 

21 juin – 11 septembre 2006

Un poème de Clementia : L'été caniculaire

L’été caniculaire
   
Les rouges petites griottes
Qu’on rapine et puis qu’on grignote
La chaleur qui étend sa chape
De moiteur et de touffeur
Et c’est déjà la canicule
Dans les champs blonds les blés murs craquent
Sous la caresse de Phébus
Le torrent clair est asséché
Et ma grande soif de fraîcheur
Conduit mes pas sous les feuillages
Des nuées de taquins moustiques
M’assaillent alors et me piquent
Il fait si chaud que la nature
Se cache en langoureux murmures
Je n’ai plus envie de bouger
Du cagnard je vais m’abriter
Sous l’ombre amie de la chênaie
Savourant l’instant de détente
Avec un livre des vieux sages
Mon âme retrouve la paix
Que j’avais longtemps oubliée
Puis c’est allongée que je reste
Cachée par le complice ombrage
Pour faire une agréable sieste
 
20 juin – 11 septembre 2006

Tout, tout, tout sur les blondes !

Tout, tout, tout sur les blondes !

Aujourd'hui, je vous recommande la visite d'un blog consacré aux blondes : c'est LE blog des blagues de blondes !!!

Image

Un poème trouvé sur le Net

Quand tu verseras une larme,
 
Quand tu lanceras un cri d'alarme,
 
Quand tu seras fatigué, quand tu seras tanné,
Je serai toujours là pour t'encourager.
Quand tu auras besoin d'une oreille pour t'écouter,
Quand tu auras besoin d'une main pour te relever,
Quand tu auras besoin d'un câlin pour t'apaiser,
Je serai toujours là pour te consoler.
Quand la vie te décevra,
Quand un grand mur se dressera devant toi,
Quand tu auras peur de foncer,
Je serai toujours là pour t'aider.
Quand le soleil s'éteindra dans ton âme,
Quand les idées noires te désarment,
Je serai toujours là pour te tendre la main.
Quand tu seras devant trop de détours,
Quand tu ne trouveras plus le chemin du retour,
Quand tu chercheras le nord dans le jour,
Je serai toujours là pour te guider.
Quand un jour la chance te sourira,
Quand ton sourire resplendira,
Je serai toujours là pour rire avec toi.
Quand tes rires se changeront en fou rire,
Quand une simple fleur te fera sourire,
Quand le bonheur emplira ton cœur,
Je serai toujours là pour cultiver ce bonheur.
Si tu as besoin de moi
Peu importe l'heure qu'il sera,
Peu importe le temps qu'il fera
Oui, je serai toujours là pour toi.
 
Auteur inconnu

trouvé sur le blog ame...icalement

Un poème de Clementia : Les modernes solitudes

Les modernes solitudes

 

 
Dans les demeures de moderne solitude
Chacun est face à son écran
Téléviseur, console de jeux, ordinateur
Se créant une vie de fictions
Images en trois dimensions
Des écouteurs rivés sur les oreilles
Plongé dans un univers sonore
De rythmiques pseudo-orchestrées
Coupé du monde, abruti de bruits
 
 
Les modernes solitudes se vivent
Entourées de gens solitaires
Chacun dans sa propre bulle virtuelle
Oubliant son entourage proche
Pianotant sur un clavier
Des courriels et des émoticones
Ou numérotant sur téléphone portable
Mini-messages incompréhensibles
Langage abrégé incroyable
 
Les gens ne se parlent plus
Dans le quotidien réel
Ils se réfugient dans la dérision
D’une vie virtuelle
Des illusions d’amitiés
Des tribus à géométrie variable
Vivant le temps d’une connexion
Des pseudonymes tarabiscotés
Pour s’inventer des identités
 
Mais quelle vie dangereuse
Chacun se retrouve tout seul
Dans la joie et dans la peine
Surtout seul dans les soucis
Les masques et les miroirs
Les fantasmes ou les fictions
Vous font parfois perdre pied
L’inconnu peut vous piéger
Ou vous déstabiliser
 
Même si la solitude
A des attraits incontestables
Ne coupez pas tous les ponts
Gardez le contact avec vos proches
Si la fiction et le virtuel
Des miroirs aux alouettes
Ne durent qu’un temps
La vie de chair et de sang
L’âme et ses doux sentiments
Sont le seul bien véritable

 

© Clementia

31  mai 2006

Un poème de Clementia : Feuilles d'or

Feuilles d’or

 

Nos vies intemporelles
Etalent leurs feuillets
Les siècles entrecroisent
Nos personnalités
Les âmes tant aimées
Se retrouvent sans cesse
Eternels rendez-vous
Qu’elles se sont donnés
 
Une feuille de vie
Dans mes réminiscences
Etait-ce en Atlantide ?
Nous étions sœur et frère
Jumeaux complémentaires
Dans le raz-de-marée
Nous nous étions promis
De nous revoir bientôt
 
Un feuillet papyrus
Passe dans ma mémoire
Le nom d’Akhenaton
Ne m’est pas étranger
Etais-je donc ta sœur
Ou ton épouse aimée
Mais ils ont effacé
Nos deux noms dans la pierre
 
Autre feuille de vie
Un souvenir fugace
C’était à Pompéi
Le volcan qui grondait
Les amants enlacés
Qui furent retrouvés
Pétrifiés de lave
C’était nous
 
Me revient un feuillet
C’était avant, au temps
Du Maha Baharatha
Et des vapeurs d’encens
Nous nous aimions déjà
Et nous savions aussi
Que par-delà les ans
Nos vies seraient liées
 
Autre feuillet doré
Et des pierres levées
Mon amour de Beltane
Ma douce dame blanche
J’étais ton druide aimé
Et nos païens serments
Une nouvelle fois
Pour toujours nous liaient
 
Sur cet autre feuillet
Est le secret de l’Or
Nous y avions œuvré
Nicolas et Pernelle
Couple complémentaire
Et la sublime Pierre
Avait récompensé
Notre parfaite union
 
Sur des feuillets antiques
D’autres fragments de vie
Me rappellent aussi
Que nous avions vécu
Lors des Guerres Puniques
Nous étions frères d’armes
Morts au même combat
Dans un cri d’au revoir
 
Alors que des peuplades
Luttaient, s’entretuaient
Pour leur terre ou leur foi
Ou le vouloir des rois
Lorsque j’étais cathare
Toi tu étais croisé
Le feu de Montségur
Garda notre amour pur
 
Dans les châtaigneraies
Au temps des dragonnades
Huguenote au désert
Je célébrais mon Dieu
Tu quittas les papistes
Et tu te convertis
Nous étions poursuivis
Mais l’Amour est la loi
 
Et dans les temps anciens
Une douce bergère
La belle Anyahita
Vivant l’amour si pur
Vénérait la Lumière
Et Mazda inspira
Le pur Sar Athoustra
 
Sur l’autre continent
Il y eut des tueries
Des Indiens massacrés
Pour leur voler les terres
Mais il y eut aussi
Notre histoire d’amour
Toi farouche soldat
Et moi Pocahontas
 
Du côté de Bagdad
Les mille et une nuits
L’arôme des épices
Les roses, les encens,
Le parfum de l’Orient
Tu fus Shéhérazade
Ta voix me captiva
 
Sous le ciel d’Italie
Nos familles ennemies
Capulet, Montaigu,
Nous ont tant fait souffrir
O mon doux Roméo
Notre amour malheureux
Est devenu légende
Pour l’infini des temps
 
Dans l’enfer de Verdun
Dans la boue des tranchées
Je ne pensais qu’à toi
Et relisais tes lettres
Mais un jour au combat
Dans la détonation
Mon âme s’envola
L’amour pour toi resta
 
Tu fus sans doute aussi
L’intègre samouraï
Voué à sa mission
Sans un regard pour moi
Dans un jardin de fleurs
Je traînais mon ennui
Me consolant déjà
Par nos prochaines vies
 
Un couple d’amoureux
Dans la glace eskimo
Ou dans une autre époque
Sous le ciel africain…
L’amour intemporel
Suite de rendez-vous
Destins complémentaires
De nos âmes liées
 
Tous ces feuillets dorés
Tels des signes de piste
Frôlement dans un rêve
Lorsque l’un de nous deux
Enfant ou nouveau-né
D’une nouvelle vie
N’a pas encore su
Y retrouver son autre
 
Tous ces feuillets du livre
De notre Vie d’Amour
Passent ou s’entrecroisent
Tels des billets semés
Messages de promesse
Lorsque l’un de nous deux
A été enlevé
Chaque fois bien trop tôt
Par une Mort cruelle
A l’amour de celui
Qui reste comme l’ombre
De sa moitié aimée
Rien qu’une âme orpheline
Mais jamais vraiment seule
Jusqu’au prochain revoir
Restent les feuillets d’or
 
Tous ces feuillets mêlés
M’apparaissant en songe
Avec en filigrane
Le nom des personnages
C’est ton âme et la mienne
Les deux moitiés d’orange
Nos deux vies conjuguées
Se retrouvant toujours
 
Tous ces feuillets d’or fin
Ces parcelles d’amour
Soudent nos cœurs ensemble
Nous apprenons sans cesse
Moi par toi, Toi par moi
Moi pour toi, Toi pour moi
Moi avec toi, Toi avec moi
Pour l’infini des Temps
 

© Clementia

28 mars – 22 mai 2006

Un poème de Clementia : Statues de sel

Statues de sel
 
Le Basilic nous épie
D’un recoin d’ombre il nous guette
Puis brusquement il surgit
Et soudain sur nous il jette
Son vil regard lapidaire !
Car il veut nous statufier,
Nous empêcher d’apporter
La joie et l’animation
Dans le gris de nos cités.
Mais moi, je veux réagir
Face à toutes ses attaques.
Je ne me laisserai pas
Changer en statue de sel.
Le perfide Basilic
Ce monstre machiavélique
Serait tellement content
Que sa hargne ait triomphé.
Quand il trame contre moi
Je veux brandir un miroir
Bouclier qui lui renvoie
Ses méchantes idées noires.
Qu’ainsi il soit pétrifié
Et empêché à jamais
De tous nous décourager
Qu’il devienne une gargouille
Exposée aux moqueries
D’une foule libérée
De son pouvoir illusoire,
De sa mégalomanie
Et tous ses calculs tordus...
Le passé aussi m’épie
Et du fond de ma mémoire
Des idées viennent tenter
De m’écarter de ma voie :
Des souvenirs de douceurs,
De tendresse, de caresses,
D’amitiés vite oubliées
Se transforment en regrets…
Me reviennent des affronts,
Des insultes, du mépris,
Le rejet, les moqueries,
Me dégoûtant de la vie.
Mais si je veux feuilleter
Les pages de mon passé
Je me souviens d’une histoire
Aux mythiques temps bibliques :
C’était la femme de Lot,
Un seul regard en arrière
Et la voilà immobile,
Devenue statue de sel.
J’ai compris cette leçon :
Le passé ou les regrets
Et même les souvenirs
Pourraient m’immobiliser
Et m’empêcher de construire,
Ou retarderaient ma marche.
Comme je veux progresser
Il me faut vivre au présent
Sous aucune autre influence,
Sans écouter les méchants,
Rester égale à moi-même,
Assumer les conséquences
De tous mes choix, quels qu’ils soient.
En progressant au présent
Préparer un avenir
Qui s’offrira en son temps
Récompensant mes efforts.
 
05/05 –11/05 2006